au revoir là-haut

Quatrième de couverture :

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. »

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...
Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Mon avis :

Eh bien, moi, ce que j'ai envie de dire après la lecture de ce roman, c'est merci ! Merci à Pierre Lemaître pour m'avoir permis de lire un roman sur la Grande Guerre et d'avoir aimé ça. Merci pour m'avoir permis de découvrir cette période d'après-guerre dont j'ignorais tout : les poilus démobilisés laissés sur le carreau, l'arnaque des cimetières... Merci pour m'avoir fait sourire malgré le sujet grave. Merci pour cette merveilleuse galerie de personnages (j'ai eu peur pour Albert et Edouard tout au long de ma lecture, et qu'est-ce que je l'ai détesté, ce Pradelle ! Et M. Péricourt Père...).

Je suis convaincue que cette guerre, même si elle nous paraît bien éloignée, doit rester vive dans notre mémoire collective. Le centenaire étant là et n'habitant pas si loin que ça de Verdun, nous nous ferons un devoir d'accompagner nos filles au Musée de la Paix et autres lieux importants dans la Meuse, parce que, surtout, il ne faut pas oublier... Dans une autre vie que j'ai passée sous les drapeaux, j'ai souvenir de ces très très vieux messieurs qui étaient toujours présents lors des cérémonies militaires du 11 Novembre, du 8 Mai et du 14 Juillet. Ils m'inspiraient déjà un respect immense, se tenant à leurs drapeaux, couverts de leurs vieilles médailles. Et eux n'avaient pas choisi...

Editions Albin Michel - 564 pages

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