la ville des serpents d'eauQuatrième de couverture :

Ennatown, la ville des "serpents d'eau" en langue iroquoise : sans histoires, avec son Comité de charité interconfessionnel, sa bonne conscience, son lot de mâles chasseurs et leurs desperate housewives qui picolent trop. Une sérieuse ombre au tableau, toutefois : il y a une quinzaine d'années, l'un des leurs, forcément l'un des leurs,a enlevé cinq petites filles. Quatre ont été retrouvées au fond d'un lac ou d'une rivière - d'où le surnom du mystérieux criminel : le Noyeur. La dernière n'a jamais refait surface.

Et voici qu'à la veille de Noël, sous la neige, surgit de nulle part une petite créature crasseuse en survêtement rose maculé, muette et terrifiée, qui aussitôt s'enfuit avec le citoyen le citoyen le moins fréquentable d'Ennatown : Black Dog, géant noir, débile léger et SDF.

Qui est-elle ? Trop jeune pour être la disparue... Alors ?

L'hystérie collective repart de plus belle : le Noyeur, c'est Back Dog, évidemment.

Seul Limonta, ex-flic alcoolo à la conscience chargée, s'étonne que personne dans la ville n'ait signalé la disparition d'une enfant de cinq ans...

Mon avis :

Je n’avais encore jamais lu de livre de Brigitte Aubert et j’ai eu une très agréable surprise. Je ne connaissais ni son style, ni son univers. J’y ai complètement adhéré !

J’éprouve toujours un peu de méfiance à l’égard d’auteurs français, notamment de romans policiers, qui écrivent un livre dont l’intrigue se déroule aux Etats-Unis. Mais Mme Aubert maîtrise son sujet !

Les personnages sont juste parfaits. L’ex-flic est « border line » comme il faut, Snake-T, le « bad boy », est impeccable, Black Dog est très attachant et les pensées de la petite Amy sont parfaitement retranscrites. On a vraiment envie de les aider ! J’ai aimé la mise en majuscules des mots clés qu’Amy a appris du fond de sa prison et la surprise qu’elle éprouve lorsqu’elle est confrontée au monde réel. Pour cela, j’ai trouvé la mise en forme plutôt sympathique et originale. La part belle est donnée à plusieurs protagonistes. L’ex-flic n’est pas le héros absolu de l’intrigue, et cela aussi rend la lecture agréable. Les personnages ont tous leurs failles, ce qui les rend encore plus attachants. Les « desperate housewives » de cette ville plutôt chic sont très bien décrites, engluées dans leur ennui et leur oisiveté.

J’ai aimé l’intrigue. Daddy est glaçant. L’auteur sème juste assez d’indices pour que l’on doute au fil des pages de l’identité du tueur en série. J’avoue avoir porté à un moment mon dévolu sur un autre homme que le vrai coupable. J’ai aussi douté de la fin qui nous était réservée.

Ce policier est très efficace et je découvrirai avec plaisir le reste de la bibliographie de l’auteur !

Editions Policier Seuil - 286 pages

GPDL Elle2013

 

 

 

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